AlphaEarth Foundations de Google : l’IA qui fait la révolution de nos cartes terrestres

AlphaEarth Foundations

Imaginez un satellite virtuel capable de vous donner une vue claire, cohérente et instantanée de n’importe quel coin de la planète ? C’est exactement ce que propose AlphaEarth Foundations, la dernière pépite signée Google DeepMind — ou, pour faire simple, une intelligence artificielle qui cartographie la Terre dans un niveau de détail inédit. Dès aujourd’hui, les dirigeants et responsables techniques peuvent enfin envisager une infrastructure géospatiale ultra-puissante et pilotable depuis… quelques lignes de code.

AlphaEarth, c’est quoi ?

AlphaEarth Foundations, annoncé fin juillet 2025, est un modèle d’IA géospatiale conçu pour combiner des pétaoctets de données satellite, radar, LiDAR, modèles climatiques et autres. Résultat : il produit une « embedding », c’est-à-dire une représentation numérique compacte de chaque zone de la planète, utilisable comme une carte intelligente. Google appelle ça un « satellite virtuel » 1 2.

Pourquoi c’est utile, concrètement ?

  • Uniformité et intégration : au lieu de jongler avec des formats, des capteurs ou des dates différentes, vous avez une couche homogène de données à 10 m de résolution, année après année 3 4.
  • Performance : le stockage est réduit — jusqu’à 16 fois moins lourd que les systèmes concurrents —, tout en améliorant la précision de près de 24 % 5 6.
  • Accessibilité : intégré à Google Earth Engine via ce qu’ils appellent le Satellite Embedding dataset, utilisable sans lourds prétraitements (Cloud Masking, corrections atmosphériques…) 7 8 9.

Des usages déjà probants

Plus de 50 organisations – comme l’ONU (FAO), MapBiomas, Global Ecosystems Atlas – l’utilisent déjà pour cartographier les écosystèmes, surveiller la déforestation, suivre la croissance urbaine ou encore anticiper les besoins alimentaires 1 10 6. En Amazonie, MapBiomas l’utilise pour détecter des changements invisibles autrement 7 8 9.

Comment ça fonctionne, techniquement ?

Chaque « pixel » de 10 m² contient un vecteur de 64 dimensions qui résume à la fois des données visuelles (satellite), radar, 3D, même textuelles. On peut ensuite employer ces embeddings pour faire de la classification supervisée, repérer des changements temporels, ou entraîner des modèles plus légers 7 8.

Et du côté de Google ?

AlphaEarth s’inscrit dans Google Earth AI, une suite de modèles géospatiaux destinée à mieux comprendre les enjeux environnementaux : prévision météo, inondations, feux de forêt, urbanisme… Tout ça profite déjà aux utilisateurs de Google Search, Maps et Earth Engine 9. Et on apprendra plus tard à combiner AlphaEarth avec leur IA de raisonnement général, Gemini, pour poser des questions complexes… en langage naturel 6 4.

En résumé

  • AlphaEarth Foundations, c’est une IA de cartographie qui digère des pétaoctets de données, pour produire une vision fiable, homogène, et utilisable immédiatement.
  • Les gains sont immenses : précision en hausse, stockage allégé, intégration directe dans Earth Engine.
  • Des acteurs globaux s’en servent déjà pour des problématiques réelles comme la sécurité alimentaire, la gestion des ressources, les changements urbains ou la conservation.
  • Pour vous, dirigeants ou responsables : c’est un moyen d’élargir vos usages à grande échelle, sans vous perdre dans la complexité des formats et des traitements techniques.


Avec AlphaEarth, Google donne une boussole hyper précise pour orienter les décisions stratégiques autour de l’environnement, l’agriculture, l’urbanisme… Alors si vous cherchez à intégrer l’IA dans vos décisions géospatiales, voilà une base solide, aujourd’hui opérationnelle, et prometteuse pour demain.