Comment tirer parti des millions de documents métiers complexes qui dorment encore aujourd’hui ? Avec Docugami, sa startup de Seattle avec une présence européenne à Paris, Jean Paoli apporte une réponse originale à cette question.
Depuis 30 ans, la donnée structurée a révolutionné notre façon d’interagir avec le web et l’information. Mais dans le monde de l’entreprise, les documents longs et complexes comme les contrats d’assurance, les dossiers pharmaceutiques ou les spécifications industrielles restent une mine d’informations presque inexploitée.
Pour résumer, Les IA ont fait des progrès dans la génération ou le résumé de contenus, mais demeurent limitées dans l’extraction précise, la structuration et le croisement d’informations de ces documents métiers.
Alors finalement, comment l’IA peut-elle transformer la gestion de cette donnée documentaire, au coeur des processus métiers ?
Les projets phares de Jean Paoli chez Docugami
Après avoir révolutionné le web en co-créant XML, essentiel pour structurer l’information, Jean Paoli s’attaque à un nouveau défi avec Docugami : automatiser la compréhension sémantique des documents longs et variés. Docugami convertit ces documents en arbres sémantiques XML, exploitables dans des workflows automatisés.
Ça permet des applications réelles comme l’accélération des indemnisations en assurance, l’uniformisation des dossiers réglementaires en pharmacie ou encore l’amélioration de la documentation industrielle, pas mal non ? Cette techno se base sur une analyse poussée, au-delà de la lecture, pour automatiser des tâches jusqu’alors humaines.
Cette installation à Paris marque l’ambition de Jean Paoli d’ancrer Docugami dans un écosystème européen et particulièrement français.
La France et ses laboratoires de renom sont au coeur de l’émergence de l’IA open source, qui se présente désormais comme une alternative crédible aux géants américains, avec des modèles d’IA plus transparents et souverains.
La concurrence et l'unicité de Docugami
Sur le marché de l’intelligence documentaire, la concurrence est forte avec des acteurs spécialisés dans l’IA pour la gestion documentaire et la recherche d’information.
Mais Docugami a un atout dans sa manche : le pilier XML co-inventé par Jean Paoli apporte une compréhension des structures sémantiques et une automatisation précise et fiable.
Alors que la plupart des IA génératives produisent du contenu assez général, Docugami, lui se concentre sur la fragmentation intelligente et exploitée de documents longs et complexes.
Cette méthode ouvre un nouveau terrain de jeu pour les outils d’intelligence documentaire, notamment en permettant aux entreprises de garantir la confidentialité absolue de leurs données, et ça fait plaisir.
Leur architecture 100% open source assure un contrôle total des documents, en parfaite adéquation avec les besoins européens de souveraineté numérique.
Vision prospective sur l'avenir de la donnée documentaire
Jean Paoli y voit un tournant pour la transformation numérique des grandes entreprises.
L’automatisation granulaire des documents métiers, avec des LLM et des arbres sémantiques XML, pourrait être le moteur d’une nouvelle ère : des processus mieux structurés, moins de goulets d’étranglement, des décisions plus rapides.
Jean Paoli, PDG de Docugami, sur scène à OSCON 2010 à Portland, Oregon.
À terme, il envisage une collaboration R&D et métiers pour modéliser chaque type de document et flux d’information dans les secteurs régulés européens. Cette étape permettrait de créer une intelligence documentaire souveraine, résiliente et respectueuse des données sensibles. Jean Paoli termine : « Bientôt, les entreprises ne considéreront plus les documents comme des archives, mais comme une source vivante, intelligente et sécurisée de valeur ».
En définitive,
En conclusion, L’implication de Jean Paoli dans l’IA documentaire avec Docugami ouvre une nouvelle voie prometteuse pour les entreprises confrontées à la complexité des documents métiers à grande échelle. En combinant son expertise historique du XML et les avancées de l’IA open source, il ouvre la voie à une souveraineté et une efficacité des données. Cette transformation dessine un avenir où la donnée d’entreprise n’est plus une entité passive, mais un véritable levier stratégique.